Diptyque 8 – L’histoire de la photo de JC Filizola par Labosonic.
Les histoires d’amour finissent mal, en général…
Je ne sais plus exactement de quand date notre rencontre, ni qui j’avais connu avant. Au début, c’est toujours simple une histoire d’amour, tout coule de source. Alors, on oublie tout le petit train-train d’avant. De toute façon, ça n’avait jamais vraiment été enthousiasmant : moins bien, moins vivant.
Tandis que là, on en a fait ensemble !
Des virées impromptues qui commencent un peu avant que le soleil ne se lève et se terminent face à la mer ensoleillée à Houlgate. Des parties de campagnes, avec le coffre rempli du parfait panier de pique-nique : poulet rôti, cornichons, nappes à carreaux et plaid à étaler dans l’herbe tendre qui incite à d’autres tendresses.
Des dimanches fébriles dans les belles-familles respectives avec des repas dominicaux un peu tendus en guise de première présentation à la famille.
Un été à parcourir l’Italie du nord du Nord au Sud : Milan pour l’opéra, Vérone pour le balcon des amoureux, Rome pour des courses de chars imaginaires, la baie de Naples pour son coucher de soleil propice aux étreintes passionnées et Capri pour hurler du Hervé Villard à tue-tête… Il n’y a que Venise, pourtant ville des amoureux, que, bizarrement, je n’avais pas envie d’aller voir.
Beaucoup d’autres choses encore : quelques disputes sans importance, des mots d’amour, de longues heures de conversation à refaire le monde.
Et puis, ils ont acheté une 205 Junior, soit disant parce que je n’étais pas adaptée aux sièges pour bébés et ma vie a continué …
Ce texte n’est pas uniquement ma participation au dyptique d’Akynou mais aussi un petit détournement de la grande idée que Gilda avait intitulée Auto-fiction.

