Antepénultième session que je confie à vos bons soins. Comme d’habitude, je vous présente une photo et un texte et vous laissez votre imagination faire le reste… Je vous rappelle que vous pouvez trouver les règles de ce jeu en cliquant sur le lien. Merci.
Pour la photo, je vous propose un petit voyage au Brésil. A Copacabana pour être précis. Mais ne rêvez pas trop. Ce genre de scène, vous pourriez également l’observer à Paris, en Italie, à Marseille, à Nice, en Espagne… Qu’importe pourvu qu’il fasse beau. A vous d’imaginer le texte qui va avec. Vous pouvez vous mettre dans la peau du gars, de la voiture, de la fille qui attend, du photographe, d’un passant… Surtout, ne vous bridez pas…
Le photographe, jcfilizola, est, comme sa photo, Brésilien. Cela fait plus de trente ans qu’il saisit des personnages au vol, de Copacabana à Rome en passant par Paris. J’aime son travail, car lui aime les gens sur lesquels il pose un œil toujours bienveillant. Il a notamment réalisé une série sur les sans-abri (petite sélection) qui ne plairait sans doute pas à Iznogoud tant elle est pleine d’humanité. Je l’ai rencontré l’hiver dernier à Paris, c’est un monsieur charmant dont, vous l’aurez compris, j’adore les photos. M. Filizola, avec toute mon amitié. Merci de le créditer…
Pour le texte, c’est toujours très compliqué, parce que je lis des choses magnifiques, ou très drôles, ou très intelligentes. Enfin des choses qui me plaisent… Alors, il faut faire des choix. Une fois que le choix est fait, je me rends compte qu’en fait, c’est un chouette texte, mais pas très facile à mettre en image. Alors ce post de Labosonic n’est sans doute pas le meilleur – et dieu sait pourtant qu’il écrit bien le bougre –, mais c’est encore le plus facile à mettre en image.
Défaites de la musiques
Hier, je me suis permis une petit incartade dans la rue pour fêter la musique. Dans mon quartier, la mode était aux groupes de rock avec un violoniste. Cinq ans après Louise attaque et consorts, mes voisins avaient donc assimilé la leçon. Pas mal, non ?
Moi, ce genre de fête, je m’en fiche un peu, c’est tous les jours la fête de la musique dans ma tête alors qu’il y ait du son ou non.
Cela dit, si vous ne connaissez l’auteur pas, allez lui rendre visite… Ça vaut la lecture. Surtout si vous aimez la musique…
A vous maintenant !


Pour illustrer la photo, j’ai pas d’idée qui me vient

Mais pour le texte, coup de bol, j’ai pas perdu la photo à laquelle j’ai immédiatement pensé
Alecska : Ça viendra, tu as une semaine
Que d’honneurs … Merci 😀
Pour trouver une photo, rien en stok mais je vais peut être disgresser légèrement, pour le texte… Hum, je sens que je vais m’amuser!!! c’est trop cool ton jeu au fait!! bises!
Hé hé hé !
Ca y est je me suis lancée (mais ne vous inquiétez pas, en bonne Antillaise, j’ai de quoi amortir ma chute).
En plus, j’ai même réussi à faire mon trackback !
Depuis le temps que je voulais participer…
Merci de proposer ce jeu très chouette. Mèsi on lo man Akynou !
Une trop brève histoire d’amour., en espérant que mon inspiratrice ne m’en voudra pas d’avoir inventé un avant à ses jolies histoires.
Les êtres humains ne sont pas des vivants comme nous. C’est à la fois un grand bonheur et une grande inquiétude d’en aimer un comme j’aime le mien : je me jetterais dans le feu, je ferais n’importe quoi pour lui. Et pourtant, pourtant… J’ai tellement de mal à le contenter !
Les êtres humains souffrent de comportements paradoxaux. Ils semblent apprécier l’aide que nous leur apportons lorsque nous éloignons les importuns qui marchent trop lentement en longeant le mur du jardin, ils ont un instinct du territoire exacerbé en ce qui concerne leur lit, leurs fauteuils, certaines zones de la maison, mais quand hier, dans la voiture, j’ai bondi pour effrayer des jeunes qui s’asseyaient sur le capot, quand j’ai déchiré la banquette en m’arc-boutant sur mes pattes arrière , mouillé la vitre en écrasant ma gueule dessus, quand les garçons, après avoir sursauté, d’abord surpris puis furieux, ont bourré de coups de pieds les pare-choc et le bas des portières, c’est contre moi, moi qui ne suis qu’amour et dévouement, que mon humain a haussé la voix en fronçant les sourcils. Je ne veux jamais plus jamais lui déplaire. Aussi, je ne répondrai pas aux provocations de ce grand mâle qui se tortille devant moi. Il se caresse les poils de la tête, il sourit en face de son image dans la vitre, il parle sans s’adresser à personne. Je crois qu’il ne me voit pas, je suis tapi derrière le siège avant, noir dans l’ombre, à l’endroit le plus frais de cette voiture qui commence à chauffer en plein midi. Je resterai impassible, je ne grognerai pas. Ou alors, juste un peu, très sourdement, s’il s’attarde encore. Il sifflote, maintenant, il fait danser devant moi ses mains aux griffes molles. Qu’il parte, ô qu’il décampe, vite, qu’il s’éloigne de notre automobile ! S’il y touche, s’il l’effleure seulement, s’il en frôle la poignée, il éprouvera la puissance de ma terrible mâchoire. J’ai beau avoir été sacré « best in show » à l’exposition canine internationale, je ne laisserai personne oublier que mes ancêtres chassaient des rats plus gros qu’eux dans les mines du Yorkshire, et que tous ceux de notre espèce ne redoutent rien ni personne. S’il reste là une seconde de plus, cet envahisseur, moi je lui saute dessus, je l’attrape à travers la portière, je le déchiquette, je le bouffe, je le dévore !
Hortense AA
Voilà, c’est fait pour le texte, me reste la photo… SOurire!
la photo c’est fait aussi, je t’avais dit que je disgresserais un peu… La légende serait, les voisins ont ils vraiment compris? Sourire…
Oui, c’est vrai, je suis arrivée en fanfare, sans un petit mot de présentation, sans rien…
C’est que j’ai atterri là- peut-on dire « ablogui » ?- par le plus grand des hasards, et que j’ai trouvé bien du charme à cette île: écritures construites, photos jolies, plaisir de jouer et de se raconter, de partager ses mots avec confiance, simplement, sans exhibition…
La photo m’a inspiré cette histoire féroce, et voilà !
Cybernétiquement vôtre : )
Pas de problème Hortense et bienvenue
Dans ma vie d’automobile, je pensais avoir tout vu.
Les bas fonds napolitains,
Ça craint.
J’y ai vu des grands-mères juchées sur un scooter dérober le cartable d’honnêtes chérubins,
Des pizzaïolos de souche se lancer dans le kebab,
Des mafiosos se repentir.
Des prêtres se défroquer, pour les beaux yeux d’une Gina volage, qui n’avait pas supporté que Paolo se lance dans le kebab.
Mais ce que j’ai surpris dans mon rétroviseur ce matin là,
Franchement, honnêtement, j’en ai les soupapes qui tressautent encore, et pas dans le bon ordre.
Ca me fait fumer.
Noir.
C’est pas bon pour le réchauffement climatique.
Si les pingouins ont de la fièvre, on saura que c’est sa faute, à lui, là, le petit brun.
Celui qui m’a fait pipi dessus, sans les mains,
en faisant mine de se coiffer.
lorent
ps: t’as dit qu’on devait pas se brider, t’as eu tort :))
Hi ! I am a new blog-writer, and i like very much your dyptique ! So, mine is there : http://anitta59.blogspot.com/2005/12/revolucin.html
See you soon !
Dans le bureau enfumé, la lumière avait des reflets sinistres. Les visages accusaient les traces d’une nuit sans sommeil. Un voile de fumée meublait les deux tiers de l’atmosphère. José se tortillait sur sa chaise, inconfortable. Son besoin d’uriner emplissait totalement son esprit, et il avait de plus en plus de difficulté à réfléchir aux questions incessantes que les trois hommes lui posaient. Il répondait machinalement, répétant inlassablement les mêmes réponses.
« À quelle heure êtes-vous rentré ?
– Je vous l’ai déjà dit, vers 14h00
– Et qui était là ?
– Marcello, Antonio et Roberto.
– Ils nient vous avoir vu ce soir-là.
– Ils doivent confondre, j’étais là.
– La voiture noire était déjà là?
– Oui, je crois…
– Vous n’êtes pas certain ?
– Je crois que c’était cette voiture. Je ne sais plus.
– Vous ne pouvez pas nier la photo ! »
José sentait la pression l’opprimer. Sa vessie le torturait, au bord de l’explosion. Il croisa ses mains et les glissa entre ses jambes, pour tenter de se contrôler. Esquivant un sourire, l’homme assis au bureau s’empara de la carafe d’eau et la pencha pour permettre au liquide de s’écouler dans le verre en un bruit très caractéristique.
« C’est bien vous, sur la photo ?
– Oui, non, je ne sais plus !
– Vous vous êtes bien arrêté quelques secondes pour vous recoiffer ?
– Écoutez c’était il y a 10 ans. On ne se souvient plus, forcément, au bout de tout ce temps…
– Vous vous rappelez avoir été là, vers 14h00, avoir vu Marcello, Antonio et Roberto, vous avez remarqué une voiture noire, mais vous refusez de vous reconnaître sur cette photo ?
– Ça pourrait être n’importe qui… »
Obnubilé par son idée fixe, Josée se dandinait de plus en plus sur sa chaise. Incapable de se concentrer, il tentait de suivre la conversation et de répondre, mais ses fonctions intellectuelles semblaient totalement absorber son besoin urgent.
« Ce n’est pas n’importe qui, l’homme sur la photo qui se recoiffe, c’est vous…
– Oui, oui, oui… je l’admets, bon !
– Bien voilà, on devient raisonnable !
– Je peux partir maintenant ?
– Bien sûr, dès que nous aurons établi le procès-verbal de votre déclaration, où vous reconnaissez avoir égratigné la voiture de notre président avec un peigne en plastique… »
Dans le bureau enfumé, la lumière avait des reflets sinistres. Les visages accusaient les traces d’une nuit sans sommeil. Un voile de fumée meublait les deux tiers de l’atmosphère. José se tortillait sur sa chaise, inconfortable. Son besoin d’uriner emplissait totalement son esprit, et il avait de plus en plus de difficulté à réfléchir aux questions incessantes que les trois hommes lui posaient. Il répondait machinalement, répétant inlassablement les mêmes réponses.
« À quelle heure êtes-vous rentré ?
– Je vous l’ai déjà dit, vers 14h00
– Et qui était là ?
– Marcello, Antonio et Roberto.
– Ils nient vous avoir vu ce soir-là.
– Ils doivent confondre, j’étais là.
– La voiture noire était déjà là?
– Oui, je crois…
– Vous n’êtes pas certain ?
– Je crois que c’était cette voiture. Je ne sais plus.
– Vous ne pouvez pas nier la photo ! »
José sentait la pression l’opprimer. Sa vessie le torturait, au bord de l’explosion. Il croisa ses mains et les glissa entre ses jambes, pour tenter de se contrôler. Esquivant un sourire, l’homme assis au bureau s’empara de la carafe d’eau et la pencha pour permettre au liquide de s’écouler dans le verre en un bruit très caractéristique.
« C’est bien vous, sur la photo ?
– Oui, non, je ne sais plus !
– Vous vous êtes bien arrêté quelques secondes pour vous recoiffer ?
– Écoutez c’était il y a 10 ans. On ne se souvient plus, forcément, au bout de tout ce temps…
– Vous vous rappelez avoir été là, vers 14h00, avoir vu Marcello, Antonio et Roberto, vous avez remarqué une voiture noire, mais vous refusez de vous reconnaître sur cette photo ?
– Ça pourrait être n’importe qui… »
Obnubilé par son idée fixe, Josée se dandinait de plus en plus sur sa chaise. Incapable de se concentrer, il tentait de suivre la conversation et de répondre, mais ses fonctions intellectuelles semblaient totalement absorber son besoin urgent.
« Ce n’est pas n’importe qui, l’homme sur la photo qui se recoiffe, c’est vous…
– Oui, oui, oui… je l’admets, bon !
– Bien voilà, on devient raisonnable !
– Je peux partir maintenant ?
– Bien sûr, dès que nous aurons établi le procès-verbal de votre déclaration, où vous reconnaissez avoir égratigné la voiture de notre président avec un peigne en plastique… »
La discussion continue ailleurs
Diptyque n°8
Sur son blog, Akynou/Racontars nous propose de créer un diptyque à partir d’une photo et/ou d’un texte. Cette semaine, je me remue et je participe, parce bon, hein…
Miguel Zanroma n’a jamais le trac
Ce soir, je fais d’une pierre deux coups : ce texte est à la fois ma participation au diptyque 8 d’Akynou et à la ronde des billets tout à trac à laquelle m’a conviée Tarvalanion. Il s’agit donc de partir de cette photo-là, prise par M….
Chuis beau !
« Regarde, nan mais regarde, chuis beau, chuis beau beau, beau, T’as vu ces cheveux noirs comme ils sont beaux aussi Pas un cheveu blanc, Chuis un vrai Latin Lover Aille Aille Aille, j’y crois pas pas comme je suis beau Attention aux petites
Latin lover brésilien
8e dyptique pour Akynou et 4e participation pour moi, sur la photo de jcfilizola.
Voler l’éphémère.