Diptyque 2.8. Illustration du texte d’Akynou. La version de Karaba (la vraie)
Enfin, j’espère que je ne me suis pas mélangée les pinceaux, parce que pour une fois, elle n’a pas signé… Mme Karaba, il faut toujours signer ses papiers et ses photos…
Véronique était une amoureuse du pain en général et celui de cette boulangerie en particulier. Elle avait une préférence pour le campagne, avec du levain. Mais elle ne dédaignait pas la baguette. Certains jours de fête, pour son petits déjeuner, elle descendait volontiers à la boutique pour acheter une ficelle bien fraîche et un croissant croustillant. Cependant, pour les repas, le pain de campagne n’avait pas son pareil.
Véronique salivait en imaginant le contact de la croûte encore un peu tiède au creux de sa main. Du croquant sous la dent, et puis de la sensation de douceur fondante de la mie. Quel bonheur, quel bonheur d’avoir une aussi bonne boulangerie dans son village…
« Je partage avec vous ce pain cuit sur un lit de gravier brûlant dans un four en terre. La photo n’est pas bonne, mais le pain… »
