Diptyque 2.8. Illustration du texte d’Akynou. La version de Bladsurb 

Le meilleur pain, c’est parfois celui qu’on trouve un dimanche après-midi, après des heures à errer de devantures closes en stocks épuisés.

Véronique était une amoureuse du pain en général et celui de cette boulangerie en particulier. Elle avait une préférence pour le campagne, avec du levain. Mais elle ne dédaignait pas la baguette. Certains jours de fête, pour son petits déjeuner, elle descendait volontiers à la boutique pour acheter une ficelle bien fraîche et un croissant croustillant. Cependant, pour les repas, le pain de campagne n’avait pas son pareil.

Véronique salivait en imaginant le contact de la croûte encore un peu tiède au creux de sa main. Du croquant sous la dent, et puis de la sensation de douceur fondante de la mie. Quel bonheur, quel bonheur d’avoir une aussi bonne boulangerie dans son village…