Diptyque 3.3., On aurait pu écrire tout autant, par des voix détournées… Trève de jeu de mots, Anita nous propose sa version personnelle de cette session du Diptyque, le tout en un. C’est rudement bien joué. Et plutôt joli. Alors, L’histoire de la photo d’ Ali Baba et du texte d’Anitta, par Anita.
Je ne m’étais pas aperçue que cela avait commencé LA, chez Anitta justement, dans un très beau texte. Non, il n’y a pas de faute de frappe : Anitta est venue en bloguerie, bien avant moi, autrement que moi. Eussé-je connu ses textes avant, je n’aurais pas choisi ce pseudonyme. La similitude me fit hésiter à entrer directement en contact. Le hasard fit que je me mis à fréquenter des pages, des parages qui nous furent rapidement communs. Puis un jour, je lui rendis visite.
Je lus, avec gravité, avec émotion, ce qu’elle disait d’elle, d’une vie heurtée et entêtée, d’une vie, qui, quoi qu’elle en dise parfois, résistait au désenchantement. Il est facile de lire, dans ses pages, combien la lutte fut âpre. Et l’émotion venait du choc entre cette langue si vive, ce regard si clair, et ce coeur si lourd. Parfois, l’humour de Dame Anitta fut celui d’un noyé cramponné à une lame de rasoir.
Ce que disent les récents billets, c’est qu’elle peut désormais mesurer sa trace. Que l’étau s’est desserré, que les ombres sont redevenues des vivants, qu’un homme, toujours, était resté là.
Et qu’à lui, à lui seul peut-être, cette fille du bord de mer pouvait demander de l’emmener au bout du monde. Pour s’y souvenir, pour y rêver. Dormir? Chanter peut-être.
Ce n’est pas à la chanson d’Adamo que j’ai pensé. Même si c’est vrai que je les trouve chouette, les filles du bord de mer. Non, la chanson qui m’est venue, c’est celle de Ferré :
« Monsieur mon Passé, laissez moi passer. »
Mais c’est sans y penser que je mis en ligne, une semaine plus tard, un post intitulé les bouts du monde.
Il aura fallu qu’Akynou donne les contraintes de son nouveau diptyque pour que je m’aperçoive que ce titre d’Anita faisait écho au texte d’Anitta. Que sur la photo, choisie pour être commentée, je pouvais imaginer cette femme, allégée, vivante, en chemin vers une région habitée.
Alors, si j’ai choisi de commenter la photo d’Ali Baba en souhaitant à Dame Anitta que le bout du monde lui soit hospitalier. C’est bien volontiers que je lui confesse que l’écheveau de sentiments qui m’ont amené à le faire, ressemble exactement à
CECI :
