Des livres et des chats…
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Chats romains : c’est dans ce temple, le plus ancien de Rome, qu’on a assassiné César. Jules César, pas César le chat…
C’est maintenant une colonie pour chats.
Diptyque 7- L’illustration du texte de Nonal* par Lou Rouge
Et voilà !
On leur donne le biberon, on veille jalousement sur leur croissance et leur épanouissement, on essaie de leur donner la meilleure éducation possible… Et puis ils grandissent trop vite.
Alors qu’ils ne pouvaient pas se passer de nos genoux, de nos câlins et de notre présence, les voilà qui feignent de nous ignorer quand on les croise dans la salle de bains. Ils sortent le soir, avalent n’importe quoi, rentrent aux lueurs de l’aube, et font la grasse matinée jusqu’à 14 heures. Nous, pendant ce temps-là, on s’active pour leur offrir des conditions de vie suffisamment dignes et pour leur mitonner des petits plats qui ne susciteront qu’une moue boudeuse.
Le mien disparaît toutes les nuits, maintenant. Quand il revient, c’est un véritable zombie. A peine un signe de tête et il s’affale dans le canapé pour récupérer de ses frasques. Il a des fréquentations de plus en plus douteuses, je crois même qu’il se bat.
Alors j’attends ses retours, le cœur serré. Et je savoure tant que je peux ces trop brefs instants de complicité qu’il accepte encore de m’accorder parfois.
Les chats, c’est vraiment des ingrats.
(*) Le texte appartenait à un blog, Le Grenier de Nonal, qui a disparu et à qui je voulais rendre hommage. En espérant que son auteur réapparaître un jour, ailleurs…




