Normalement, si j’étais Misié Bondieu, comme on dit en créole, je regarderais ma création, je verrais que cela est bon, et je me reposerais. Mais il ne sera pas dit que chez Racontars, il y a des feignants qui prennent n’importe quel prétexte pour ne rien faire. Et en plus, nous sommes sur un blog laïque… Bref, je ne m’endors pas sur mes lauriers et je vous propose la septième session de la première saison du diptyque. Nous avons eu quelques nouveaux cette semaines, si d’autres venaient, ce dont je ne pourrais que me réjouir, je rappelle que je propose un texte et une photo et vous en faites (presque) ce que vous voulez…

Les règles du jeu en cliquant sur le lien.

Que la septième session soit donc ouverte

Pour la photo je propose un petit tour à Cotignac [en hommage et remerciement à Samantdi qui saura pourquoi] grâce à Lorent (à créditer, comme d’habitude).

Pour le texte

Je voudrais rendre hommage à quelqu’un que j’ai rencontré cet été, lors de mon séjour dans une fameuse maison de la côte normande, j’ai nommé l’Hôtel des blogueurs d’Houlgate. Un personnage louche, ce Jean-Benoît Ricin, qui reniflait tout le temps lorsque vous passiez à côté de lui. Sa chambre était deux numéros plus loin que la mienne et j’avais horreur de le croiser dans le couloir. Il était si étrange que j’avais peur qu’il ne s’en prenne aux enfants. Pour tout vous dire, Jean-Benoît Ricin me faisait froid dans le dos. Il n’aimait pas les gens. Il le clamait d’ailleurs haut et fort dans son blog écrit sous le pseudo de Nonal. Un vrai grenier où l’on trouvait de tout, des textes sarcastiques, sceptiques, septiques aussi d’ailleurs, caustiques, colériques, mais aussi magnifiques.

Jean-Benoît Ricin est mort électrocuté alors qu’il tentait de se débarrasser d’un groupe de « rock » (si on peut appeler leur bruit du rock) et par là même, œuvrer pour le bien de l’humanité. Ce qui explique probablement son échec et sa mort. Un être aussi maléfique que Ricin ne pouvait réussir une bonne action.

Pour donner le change, et faire semblant de s’intéresser aux animaux, sous la plume de Nonal, il écrivit une série une série de papiers – moins célèbre que celle sur nos petits travers, mais tout aussi savoureuse – sur nos animaux les bêtes, pour tout dire nos amies les bestioles. On peut toucher là la quintessence de son art : celui de ne pas y toucher.
Je finirai ce petit texte de présentation, par ces mots qui peuvent sembler surprenants au vu de ce que je viens d’écrire :

Merci M. Ricin, et revenez quand vous voudrez…

Quand à vous, petits photographes à la manque, voici le texte qu’il pondit, désabusé, un soir de mai 2005. Tachez d’être à la hauteur !

Et voilà !

On leur donne le biberon, on veille jalousement sur leur croissance et leur épanouissement, on essaie de leur donner la meilleure éducation possible… Et puis ils grandissent trop vite.

Alors qu’ils ne pouvaient pas se passer de nos genoux, de nos câlins et de notre présence, les voilà qui feignent de nous ignorer quand on les croise dans la salle de bains. Ils sortent le soir, avalent n’importe quoi, rentrent aux lueurs de l’aube, et font la grasse matinée jusqu’à 14 heures. Nous, pendant ce temps-là, on s’active pour leur offrir des conditions de vie suffisamment dignes et pour leur mitonner des petits plats qui ne susciteront qu’une moue boudeuse.

Le mien disparaît toutes les nuits, maintenant. Quand il revient, c’est un véritable zombie. A peine un signe de tête et il s’affale dans le canapé pour récupérer de ses frasques. Il a des fréquentations de plus en plus douteuses, je crois même qu’il se bat.

Alors j’attends ses retours, le cœur serré. Et je savoure tant que je peux ces trop brefs instants de complicité qu’il accepte encore de m’accorder parfois.

Les chats, c’est vraiment des ingrats.

1. Le mardi 29 novembre 2005, 00:30 par Claude

J’adore ce texte! Un excellent choix. Je regrette de n’être pas très inspirée ;) Mais je suis…

 

2. Le mardi 29 novembre 2005, 11:21 par Alecska

Cette fois, j’ai la photo qui me vient en premier, le texte sera un peu plus long à venir.

 

3. Le mardi 29 novembre 2005, 13:40 par luciole

J’adore le texte!!!!!! Hum, hum, bonne semaine en perspective…

 

4. Le mardi 29 novembre 2005, 14:56 par akynou/racontars

Luciole, oui je pense que cela devrait t’inspirer. Notamment côté photo :-)

 

5. Le mardi 29 novembre 2005, 16:31 par andrem

Je sens qu’on va avoir des photos de chats.

 

6. Le mardi 29 novembre 2005, 16:34 par alice

Je vais faire l’originale: j’adore ce texte! Pour un peu, je prendrais un chat à la maison afin de tenter une photo, mais avec ma tribu d’allergiques éternuants…je dois renoncer!

 

7. Le mardi 29 novembre 2005, 21:15 par Shaggoo

Bref, c’est à moi de me taper le texte, quoi! :)

 

8. Le mercredi 30 novembre 2005, 09:44 par PHOXINUS

avec ce texte je ne pouvais pas le présenter sous son meilleur profil!

 

9. Le mercredi 30 novembre 2005, 09:50 par PHOXINUS

je pense que vous savez déjà que je suis bête …je crois que le lien va etre OK cette fois.

 

10. Le jeudi 1 décembre 2005, 21:57 par xuan-lay

Bonsoir Akynou
Pour participer au texte de de Nonal (Une photo lien et une citation)
http://img217.imageshack.us/img217/3615/78855o8ro.jpg

Citation :Voltaire a cité cette phrase dans son Siècle de Louis XIV.
« Toutes les fois que je donne une place vacante, je fais cent mécontents et un ingrat ».

Bonne soirée. Merci

 

11. Le samedi 3 décembre 2005, 12:00 par luciole

Photo postée dans le groupe dyptique avec ce merveilleux appareil photo que tu m’as offert!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! trop coooooooooolllllll!!!!!!! bises!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

12. Le samedi 3 décembre 2005, 13:54 par Alecska

Photo postée sur FlickR et texte en ligne !

 

13. Le dimanche 4 décembre 2005, 09:49 par Labosonic

J’avoue que la photo m’a très peu inspiré pour investir le champ de la fiction. :o(
J’ai même failli réutiliser un texte déjà publié de réflexions culinaires Malbouffe : horreur au coin de ma rue mais ç’aurait été comme fournir du pain rassi à table.

J’ai donc trempé les idées de ce premier texte dans le lait, l’oeuf et le sucre et remis tout ça à feu doux dans la poêle, pour en faire Du pain perdu.

 

14. Le dimanche 4 décembre 2005, 16:38 par lorent

« le premier berger qui rentre dans cette boulangerie est un berger mort »
une fois ça passe, deux, faut que ça trépasse.
signé: aimable, boulanger.

voili, voilà, court, mais la photo est trop vilaine pour m’inspirer plus ;)

plus facile pour le chat :)

 

15. Le dimanche 4 décembre 2005, 16:58 par lorent

chat y est chont là:
http://www.flickr.com/groups/dyptique/pool/

 

16. Le lundi 5 décembre 2005, 14:22 par andrem

Je ne sais toujours pas faire de rétrolien. Au moins je sais que ce mot signifie la même chose que l’horrible trackback. Alors je signale ici que la version de mon histoire est dans monbloghumeur; il faut cliquer sur bloghumeur.

Enfin, je dis ça je dis rien, parce que la machine va peut-être encore me ricaner dans la figure. Si je suis encore planté, Akynou, je t’enverrai ma participation au jeu n°7 par imêle, avec le fichier word attaché. Mais d’abord je tente le lien.

A bientôt. Il faut encore que je trouve le début de la mêche, pour bouter le feu.

 

17. Le lundi 5 décembre 2005, 14:56 par andrem

J’ai oublié de préciser que le billet se nomme « La boulangerie des grands Boulevards ». Et qu’on y arrive directement en cliquant dessus.
C’est magique, je ne comprends ni comment ça marche quand ça marche ni pourquoi ça ne marche pas quand ça ne marche pas.

C’est magique, que je me tue à vous dire.

Et il meurt.

La discussion continue ailleurs

1. Le mardi 29 novembre 2005, 18:05 par post-it

Ce serait peut-être plus facile.

Un petit ajout et un grand salut : Nonal a définitivement tiré le rideau. A bientôt ailleurs, j’espère.

 

2. Le jeudi 1 décembre 2005, 23:41 par Racontars

Cha(t)rette

Je voudrais pouvoir, après quelques heures de chasse, me prélasser, m’abandonner au sommeil. Et ne repartir que l’envie revenue. Au lieu de cela je cours par monts et par vaux, et n’ai le temps de rien.

 

3. Le vendredi 2 décembre 2005, 18:30 par Dans ma bulle

Bienvenue au village (participation au diptyque 7 de Akynou)

      En amorçant notre descente dans les lacets qui serpentent jusqu’au village, se produisit un phénomène étrange. Toutes les vitres de la voiture étaient baissées pour tenter de profiter du moindre courant d’air dans la fou

 

4. Le vendredi 2 décembre 2005, 22:49 par Racontars

Mme Michu

Véronique traversait la place en courant. Il était midi moins cinq et elle voulait absolument acheter du pain pour le déjeuner. C’est qu’un repas sans quelques tranches de ce délice, ce n’était pas la même chose… Véronique était une amoureuse du…

 

5. Le dimanche 4 décembre 2005, 14:41 par le blog de luciole

Les religieuses au chocolat de madame la boulangère