Etre charrette, dans une rédaction, c’est être débordé de boulot et accumuler le retard. C’est être la tête dans de guidon pour tenir les délais. C’est ne pas arrêté une minute et être toujours sur la brèche… Je suis charrette.

Il y a des jours où je me dis que j’envie les chats…

 

Je voudrais pouvoir, après quelques heures de chasse, me prélasser, m’abandonner au sommeil. Et ne repartir que l’envie revenue. Au lieu de cela je cours par monts et par vaux, et n’ai le temps de rien. Même pas d’écrire. Ni pour ce blog, ni pour le diptyque (chaque fois que j’écris ce mot, je pense à Shaggoo), ni pour rien. Et ce week-end ne va pas être plus calme…

Cette photo de Prunelle, la chatte grise, ainsi que toutes les autres qui sont sur mon photoblog sont dédiées à ma sœur Luciole. Ceux qui la fréquentent comprendront pourquoi…

Cette image est ma première participation au diptyque 7, l’illustration du savoureux texte de Nonal. Dont je ne vous donnerai pas l’adresse puisqu’il a choisi de fermer son blog… Nonal, si tu me lis, tu nous manque.

Et voilà !

On leur donne le biberon, on veille jalousement sur leur croissance et leur épanouissement, on essaie de leur donner la meilleure éducation possible… Et puis ils grandissent trop vite.

Alors qu’ils ne pouvaient pas se passer de nos genoux, de nos câlins et de notre présence, les voilà qui feignent de nous ignorer quand on les croise dans la salle de bains. Ils sortent le soir, avalent n’importe quoi, rentrent aux lueurs de l’aube, et font la grasse matinée jusqu’à 14 heures. Nous, pendant ce temps-là, on s’active pour leur offrir des conditions de vie suffisamment dignes et pour leur mitonner des petits plats qui ne susciteront qu’une moue boudeuse.

Le mien disparaît toutes les nuits, maintenant. Quand il revient, c’est un véritable zombie. A peine un signe de tête et il s’affale dans le canapé pour récupérer de ses frasques. Il a des fréquentations de plus en plus douteuses, je crois même qu’il se bat.

Alors j’attends ses retours, le cœur serré. Et je savoure tant que je peux ces trop brefs instants de complicité qu’il accepte encore de m’accorder parfois.

Les chats, c’est vraiment des ingrats.