Diptyque 8 – L’histoire de la photo de JC Filizola par Jazz.
Quand la jazz est là, la java samba…
J’ai rendez-vous avec Julie ma p’tite chipie.
Ma Julie, elle travaille au bazar au rayon crépi.
On s’voit à sa pause de midi et tous les soirs, en cachette de son papy.
L’embêtant, ce qu’on fait qu’jacter, c’est une vraie pie.
Elle parle, elle cause, elle raconte, elle pépie.
Et si seulement son bavardage, c’était le pis…
C’est que, la Julie, elle est jalouse, alors elle m’épie.
Tout le temps elle me surveille, tout le temps, jamais de répit !
(Même qu’elle me chronomètre quand je vais faire pipi !)
Elle prétend que l’amour d’un homme ne vaut pas une roupie,
J’ai beau lui jurer fidélité, elle me traite toujours de hippie
(Parce qu’avant je portais le cheveu long et j’rêvais d’utopies)
Mais pour elle j’ai changé : je suis devenu vendeur de tapis,
J’me tiens à carreau, je cherche plus de poux aux képis.
Mes anciens copains ils disent comme ça : « Comment ça va avec ta harpie ? »
Mais je sais bien que leurs mots qui vexent, c’est la faute au dépit.
Allez, ils peuvent bien baver autant qu’ils veulent, c’est tant pis.
Moi, tellement je l’aime, ma Julie, j’en ai le cœur en charpie.
Ah, mais… la voilà qui arrive, vite, réglons son compte à cet épi !

