Le diptyque 2.4. L’histoire de la photo de Franck Paul par Karaba (la vraie).
Les craintes d’une mère ourse……
Je me repose un moment ! J’ai tellement battu la forêt pour la retrouver ! Il faut qu’elle sache ! Qu’elle ne croie pas tout ce qu’ils racontent ! Que nous sommes dangereux pour eux ! que nous dévorons leurs brebis ! Pfff ! Fantasmes ! Ce sont eux les terroristes ! Ils ont exterminé presque tous mes cousins pyrénéens. Ceux qui restent, on pourrait les compter sur les doigts d’une main !
C’est sûr, elle s’est enfuie parce qu’elle a eu peur. Nous ne lui aurions fait aucun mal Pyros et moi. Le petit non plus !
Quand je pense à ce qu’ils sont capables de faire ! mettre des débris de verre dans un pot de miel !
Ils sont tous arrêtés. Ils me regardent.
Vous voyez bien que je suis inoffensive !
Elle dormait dans le tout petit, tout petit lit. Nous l’avons regardée avec attendrissement.
Brusquement, elle s’est réveillée, elle a bondi du lit, a sauté par la fenêtre. Elle a disparu dans la forêt. Sa chevelure longue, blonde et bouclée volait sur ses épaules.
1. Le lundi 22 mai 2006, 02:39 par Oxygène
Boucles d’or, car c’était elle, arriva enfin à l’orée de la forêt. Devant elle s’étendait une verte prairie parsemée de blanches brebis. L’odeur musquée des bêtes affola les narines de la petite fille. Elle avait faim ! Le lait qu’elle avait bu dans le tout petit bol de Petit Ourson était digéré depuis longtemps et son ventre gargouillait bruyamment…
2. Le vendredi 26 mai 2006, 15:37 par Dom
Elle entendit le bruit des moteurs, la civilisation…sauvée !
Boucle d’Or se rua dans la première voiture et là une famille avec quatre enfants l’accueillit.
– Alors la Belle, effrayée par ct’e bête ?
L’ours s’était installé sur la route, paisiblement, c’est bizarre son regard ne lui parut pas du tout sauvage.
– Eh ! Papa, il a la même taille que celui dont la tête est dans notre entier.
– Tout juste Mon grand.
– J’tai même aidé à lui enlever la peau !
– Ouais, dommage que t’ai pas ton fusil.
– C’te sale bête venir nous narguer dans notre forêt.
– Hé la ptite pourquoi tu sors, t’es pas folle ?
« Quels ricanement sinistres. Où est l’homme, où est la bête ? »
Boucle d’or est sur la route, elle ne veut plus entendre l’homme, elle veut entendre le doux ronronnement de l’ours. Elle lui dit doucement qu’elle le comprend, qu’elle n’a plus peur. Ils repartent ensemble sous le regard ébahi des automobilistes…
Vers la vraie vie…celle de l’affection des êtres et de toutes choses….
3. Le vendredi 26 mai 2006, 17:16 par akynou/racontars
Ça c’est une histoire qui plairait à Moukmouk. 
