Diptyque 4.3. L’histoire de la photo de Michel Clair par K

 

Figures fantomatiques ,
réfugiés peuplant les berges des rivières asséchées…

Des plis craquellent dans leurs lits , sources et fleuves interdits

Une couleur sourde au bruit mat emprisonne le cœur des vivants

douleur muette

en équilibre au bord de trous noirs,

inaperçus, insoupçonnés

Labyrinthique la peur s’étend, elle s’évapore,

incrustant l’air

comme une silhouette, diffuse,

aux contours incertains, porteuse de menaces.

L’éclaircie viendra-t-elle de la pluie pour

lessiver, épuiser le chagrin …

Le signal en fond de tunnel faiblit, improbable et peut-être rêvé…

Les regards désolés se perdent dans le négatif d’un miroir noir foncé.