Diptyque 2.8. L’histoire de la photo d’Alexandre Tinoco, par Patrick, dans son blog Argentine au jour le jour
Qui s’y frotte, s’y pique (en fait je n’ose pas faire de commentaire, on ne sait jamais, s’il prenait ça pour une manque de respect, je n’aimerais pas me retrouver sans oreilles…)
— Dis-moi gamin tu l’as raccourci l’autre chuchumeco ?
— Oui mon oncle, j’ai mis ses oreilles dans ce sac, comme vous me l’avez demandé. Je suis un peu novice, je les ai coupées avant de le tuer. Il saignait comme un porc.
— C’est le métier qui rentre, Manuel, mais souviens-toi d’une chose, on n’insulte jamais les gens de notre famille. Bon, et t’as pas touché à sa femme et aux enfants.
— Non mon oncle. Elle est bien gironde sa femme et les enfants, ils sont gentils.
— C’est bien Miguel, le respect, tu m’entends, le respect c’est essentiel.
— Oui mon oncle.
— Et puis un grand gaillard comme toi, va falloir penser aussi à te caser, qui sait cette petite…
