Diptyque 5 – L’histoire du tableau de Cali. La version de Borgo.

 

 

Court, concis, mais excellent…

 

Je n’ai pas mal. Au contraire. Mais je me sens soulagée. Des heures durant j’ai dû les porter. Et pourtant comme je les aime. Parfois trop. Tellement qu’elles me poussent à faire des folies. De douces folies. De celles qui vous rendent heureuses. De celles qui font qu’une journée en a valu la peine. De celles qui vous font oublier les peines. De celles qui vous sèchent les larmes. Ces perles humides qui en un rien de temps te défont un maquillage. Ce maquillage que je ne porte plus. Ce n’est plus l’heure. Maintenant que je suis rentrée chez moi, je peux me mettre à l’aise. M’abandonner. Lassement. Tout comme je les ai abandonnées, elles aussi. A l’entrée. A côté de la porte. Demain elles me porteront une fois de plus. Ou bien sera-ce une autre paire ?