Diptyque 4 – L’histoire du tableau de Cali par Isadora.

 

 

Y a-t-il encore quelqu’un qui aurait envie de raconter l’histoire de la belle inconnue ?

 

Elle attend, sereine.
Assise, les yeux mi-clos, comme tournés vers elle-même, un vague sourire aux lèvres.
Féminine au-delà de ses atours.

Peut-être attend-elle des enfants, les siens, et profite-t-elle d’un moment de repos solitaire.
Elle est entre deux, la plénitude de l’ensemble qu’elle fait avec eux, et celle de ses moments à elle.
C’est la sérénité du ressourcement.

Peut-être fait-elle une pause avant de se lancer dans un travail d’importance.
Elle pense à ce qui l’attend et à ce qu’on attend d’elle.
Elle se prépare à quelque chose d’important.

Peut-être attend-elle un amoureux qu’elle connaît encore à peine.
Elle ne sait pas quelle sera leur histoire et savoure cet instant.
L’instant d’avant les retrouvailles, presqu’aussi délectable qu’elles le sont elles-mêmes.

Peut-être observe-t-elle une autre et imagine-t-elle.
Ce qu’elle est, ce qu’elle vit, ce qu’elle ressent.
Et elle ressent une complicité.