Diptyque 2.2. L’histoire de la photo de Caféïne par xuan lay.
L’amour qui nous fait courir…
Demain dès l’aube, à l’heure ou blanchit la campagne
Avant que la ville ne s’éveille, que la rumeur ne court
Je partirai, vois-tu je sais que tu m’attends
Je longerai le cours de la Marne, traverserai la place Sainte Victoire
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, parcourant la rue Sainte Catherine
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit
Seules, inconnues, deux tortues géantes m’accompagneront vers ma destinée
Et le jour sera pour moi comme la nuit
Je ne regarderai ni les rayons de l’aube apparaître
Ni la flèche de l’obélisque me pointer du doigt et quand j’arriverai
Je déposerai dans tes bras, la fleur de mon cœur, la fleur de ma vie.
