Diptyque 6- l’illustration du texte d’Anitta par Akynou.

 

Ceci est ma participation à l’illustration du texte d’Anitta car si les greniers peuvent ressembler à des salles de jeux, des salles de jeux peuvent ressembler à des greniers…

Les dimanches d’hiver se suivent et se ressemblent. Difficile de sortir avec la pluie alors les filles sont confinées dans le chambre. A trois dans a même pièce, avec toutes leurs affaires, leurs jouets, leur piaule ressemble plus à un grenier qu’à une chambre de petite fille sur catalogue. Mais enfin, malgré le bordel ambiant, je pense que je préfère.

 

Au second étage de l’imposant corps de ferme abritant l’épicerie, l’immense grenier dissimulait sous ses combles mille et un trésors. Dans un fatras extraordinaire, des armoires massives recelaient des toilettes (jupes, manteaux, robes, linge de corps) qui nous apparaissaient telles des reliques ; des vasques étaient emplies à ras bord d’une verroterie dont nous nous parions comme s’il se fut agi de véritables bijoux ; des bibelots désuets ayant encombré naguère la cheminée du salon trônaient à côté de photos sépias représentant d’illustres inconnus ; plus loin encore, instruments de musique, jouets dépareillés, appareils ménagers hors d’usage…

Le grenier de l’épicerie ? Une île au trésor, un magasin de jouets à lui tout seul.