Diptyque 2.7.  L’histoire de la photo de Jérôme, par Samantdi

 

Nous avons tous une histoire de papy et de jardin, mais pas forcément les images qui vont avec…

Grâce au diptyque d’Akynou (version 2.7), je me replonge dans les délices du jardin de mon enfance : « Le reste du temps, je suivais mon grand-père partout pour l’aider à planter les fleurs, nettoyer les plates-bandes… D’ailleurs la plupart des photos que j’ai avec lui sont celles où nous étions tous les deux les mains dans la terre… » écrit Leeloolène dans un billet émouvant consacré à ses plus lointains souvenirs d’enfance. Il s’agit donc d’illustrer ce texte. Akynou s’y emploie de belle façon, en nous baignant dans un parfum d’enfance !

J’aurais bien aimé participer à ce diptyque en publiant une photo de mon Papy et moi, dans notre jardin. Mais je ne possède aucune photo de ce genre car lorsque j’étais enfant, il n’y avait pas d’appareil photo chez moi. La seule personne qui prenait quelques photos était mon oncle Jeannot, qui vivait à l’étranger et que nous voyions donc rarement. C’est quand j’ai eu une dizaine d’années que j’ai eu mon premier appareil photo, obtenu en collectionnant les images du chocolat Poulain ! Mes plus anciennes photos ont pour cadre le jardin, mais comme je n’avais aucun talent de photographe, je faisais toujours poser les gens. Dans mon esprit, il fallait que les photos soient jolies, les modèles étaient donc postés sous le lilas en fleurs, ou près d’une bordure de dahlias… Bref, l’air empoté et endimanché, nous posions d’autant plus qu’à cette époque, dans ma campagne, on vivait « en tablier », et que le jour de la photo, on se changeait pour être présentable. C’est la raison pour laquelle je n’ai quasiment aucune photo de ma mère, qui ne voulait à aucun prix poser : « Mais enfin, tu ne vas pas me prendre en photo alors que je ne suis pas changée ! » Mes modèles préférés (et plus dociles) étaient mes copines et mon cousin Frank : nous passions des heures à nous déguiser et cela faisait des photos originales selon mes critères esthétiques.

Comme déguisements, on prenait de vieux habits et les adultes trouvaient qu’on avait de drôles d’idées !

Ensuite, Petit Dernier est passé « premier modèle » en raison de sa bonne bouille et de la docilité inhérente à sa jeunesse. Cette photo est une de mes préférées parce que, contrairement aux autres, elle est à peu près prise sur le vif (Ben avait quand même enlevé son couvre-chef précipitamment : je me souviens qu’on l’obligeait à mettre une casquette mais qu’il détestait ça!).

Et puis comme ça, vous voyez mon cher Papy : c’est Louis, c’est lui, en son jardin.