C’est bien sympathique de relancer nos petits jeux d’écriture ou de photos, merci Akynou pour cette saison 5 du diptyque !
Ces petits jeux sont ouverts à tous et sans esprit de compétition, il n’y a rien à gagner, ils sont seulement une proposition d’expression, selon une règle du jeu assez simple que l’on peut lire en détails sur le blog d’Akynou : A chaque session, Akynou propose un texte et une image qu’elle publie sur son blog jeu. On peut choisir d’illustrer le texte qu’elle a choisi par une photo qu’on a prise soi-même, et, si possible, à cette occasion, et/ou d’écrire un texte pour illustrer la photo.
Pour la première semaine, j’ai choisi d’illustrer cette photo (je précise que je n’ai pas regardé le titre choisi par l’auteur, afin de ne pas me laisser influencer, comme le conseillait Akynou, je donnerai donc un lien sans préciser ce titre, à la fin de mon texte).
Samantdi
Célèbre
Qui aurait cru que la célébrité allait me tomber dessus aussi soudainement ? Bien sûr, j’avais souvent rêvé que mes talents littéraires seraient reconnus et j’avoue m’être imaginée souriant sans relâche devant les piles de mon dernier best-seller et des files ininterrompues de lecteurs prêts à faire des heures de queue pour me rencontrer.
Je n’aurais pas non plus dédaigné faire la une des podiums, souriant sans relâche devant l’objectif des photographes, tantôt en petite jupette lamée, tantôt en bikini au crochet, voire même en porte-jarretelles pailleté.
Ou alors, faussement modeste, les vêtements encore trempés après une baignade forcée, j’aurais laissé crépiter les flashes de toutes les chaînes de télévision après avoir sauvé héroïquement un bambin imprudent des eaux de la Seine.
Bref, la célébrité ne m’a jamais fait peur.
Je me sentais prête à l’assumer, il me semblait même qu’elle m’était naturelle et que seul un étrange concours de circonstances m’avait fait naître dans un obscur milieu dont je n’étais sortie que pour me consacrer à une vie austère.
Alors, quand je suis sortie de l’église des Bons-Apôtres et que j’ai vu tous ces gens derrière la grille, vous pensez bien que je ne me suis pas laissée impressionner.
Je n’ai pas lâché ma guitare après ce mémorable récital, je l’ai même brandie au-dessus de ma tête, en la faisant tournoyer. J’ai cru que mes fans allaient en perdre la tête.
Faire de loin un petit signe de la main, et surtout, sourire, sourire, sans relâche.
Ce sourire qui avait tant fait pour mon succès, je l’avais même choisi comme nom de scène. Sœur Sourire.
Cette photographie est l’œuvre de Hughes Léglise-Bataille et on peut en savoir davantage à son sujet en allant la voir in situ sur le site de Flickr
N’hésitez pas à participer, c’est vraiment amusant de découvrir comment chacun réagit par rapport à un texte ou à une photo ! Et j’espère bien renouer la complicité des sessions précédentes avec tous les participants, dont je garde d’excellents souvenirs.
