Au petit jeu du diptyque, versus l’histoire de la photo, voici la participation de Julio.
Juger selon les nouvelles lois de la République, où conduit une dérive sécuritaire !
Le ministère public contre la famille Perlimpinpin, dans le cadre de la dénonciation d’un policier qui aurai entendu un gosse dire : « Tiens, Carlita qui promène son trou du cul », en passant devant les grilles de l’Élysée.
Le juge lisant l’acte d’accusation : la famille Perlimpinpin s’est rendue coupable d’insulte a l’autorité de la République. Nous possédons deux preuves : le témoignage d’un policier et une photo… (il fait passer la photo)
La parole est au ministère public.
Le ministère publique réclamant la plus grande sévérité pour ce crime : Deux ans de prison pour les parents et la suppression des allocations familiales. Deux ans en maison de correction pour les frères et sœur. Et pour le jeune délinquant, cinq ans en maison de correction. Et je suis généreux, je pourrais réclamer plus, mais j’ai reçu un coup de fil de Carlita me demandant de me montrer généreux avec ces pauvres bougres. Le président ne l’a pas mal pris.
L’avocat de la famille Perlimpinpin : Messieurs le juge, je veux vous signaler, avant de commencer ma plaidoirie, que je crève de faim avec les affaires que l’Etat me donne à défendre.
Le juge : On n’est pas là pour parler de vos problèmes mais pour juger un affaire très grave, continuez votre défense.
La famille Perlimpinpin reconnaissant les faits et demandant l’indulgence du tribunal: Rien d’autre a ajouter M. le juge.
Le juge aux accusés : Avez-vous quelque chose à ajouter ?
La mère Perlimpinpin : M. le juge, nous avions confié notre enfant à cette école privé pensant que son éducation parmi les curés serait assurée. Nous constatons notre erreur !
Le juge : Mais vous persistez dans vos insultes à l’autorité de la très grande République que nous somme. Je confirme le chef d’accusation et demande à la police de procéder à l’arrestation de la famille Perlimpinpin qui devra subir la loi de la République dans toute sa rigueur !
La presse est là à attendre le verdict. Surtout Le Figaro qui a envoyé Yvette Têtard A Hublot, son meilleur journaliste, le paltoquet du pouvoir, qui croit tenir l’affaire du siècle et publiera le lendemain un papier, tout feu tout flamme : la République vient de montrer sa capacité de renouvellement en condamnant la famille Perlimpinpin. Elle a prouvé sa capacité a restaurer l’autorité de l’Etat. Notre très grand président viens de prouver que les délinquants seront bien nettoyés au Karscher !
Les journalistes se pressent autour de l’enfant responsable de la décadence de la République, les questions fusent : « Pourquoi as-tu tenu de tels propos en passant devant les grilles de l’Élysée.
Réponse de Pepito Perlimpinpin : C’est papa. Il dit toujours a la maison : Carlita pète dans la soie et nous on pète dans la merde ! Et que son trou du cul qu’elle promène partout il pète de la gueule. Et que cette histoire commence a empester le pays. Il a même dit que c’est une poule de luxe.»
Le lendemain, toutes les rédactions du pays font les gros titre sur les propos du petit Pepito, ulcérés par l’éducation de l’enfant, une famille française tout a fait normale, d’origine étrangère, une famille qui vie du RMI, de l’aide au logement et des allocations familiales. Qui s’habille au Secours catholique et se nourrit aux Restos du cœur. Ils ont bien mérité leur sort derrière les barreaux !
Un peu de démagogie ne fait pas de mal.
Toute ressemblance avec des personnages est fortuite .
