Je suis en train d’étudier les dossiers de candidatures pour l’Année que je dirige à l’Ecole publique de journalisme de Tours, nouvelle appellation de IUT de Tours département Infocom. Nous sommes une des douze écoles reconnues par la profession et il y en a encore qui pensent que nous ne sommes qu’un cursus de préparation aux dites écoles. Pas encore journalistes et déjà bien informés…
Bref, je lis donc des pages de résultats scolaires, des pages d’articles publiés en tant que correspondant de presse ou pigistes irréguliers et maladroits. Et des lettres de motivation en veux-tu en voilà. Certaines sont vraiment bien tournées. J’aurais sans doute pu y lire ceci :

J’ai toujours eu un tropisme particulier pour l’écrit, et cela depuis tout petit. Si tout est bon dans le cochon, toutes les occasions sont également bonnes pour lire, ainsi que tous les supports. Bande-dessinées, romans, journaux. J’ai pris l’habitude de lire le journal quotidiennement bien avant mes dix-huit ans. Étudiant à la faculté, Je bénéficiait des distributions gratuites du figaro tous les matin avant de me rendre en cours. J’avais déjà acheté Libération en sortant de chez moi et rachetait le Monde en quittant l’université. On appelle cela une addiction à l’information. Le soir, après avoir passé des heures à lire mes bouquins de cours, je me replongeais dans des textes bien plus distrayants avant de m’endormir, le nez entre deux pages.

 

Mes journaux

Mais le texte n’est pas celui d’un candidat. Il est de Chondre. Et cette photo ma participation au Diptyque 5.1, l’illustration du texte.