C’est un jeu que j’avais lancé là

Joël nous emmène en Inde, ce qui est un exploit si on considère qu’il le fait en 2 200 signes et en citant les cinq livres demandés.

Martin Eden
Dune
Le Monde selon Garp
La part de l’autre
le cycle d’Avalon

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En arrivant à la gare de Prayāg avec son ami Garp, Martin Eden est étonné par l’encombrement des quais où fourmillent hommes et femmes attendant patiemment le Mahanagari Express dont personne ne semble se soucier de l’heure à laquelle il finira ou non par arriver. L’uniforme couleur safran de leurs tenues dépareille par rapport à l’habituel foisonnement de couleurs des saris des dames.

Avant de rejoindre leur hôtel, les deux amis souhaitent voir la fameuse idole du singe couché. Un tireur de riksha (sic) leur répond :

« Not possible. Road closed.
— Why?
— The cycle of Kumbh, too crowded. ’can drop you at Khushru Bagh, nice tombs. Very cheap! »

Ils décident de casser la croûte dans une dhaba voisine. Chacun lorgne la part de l’autre alors qu’ils dégustent puris, momos, gulab jamun et jalebi. En sirotant son chay, Martin pense à profiter du caractère très électronique de la vision du monde selon Garp :

« Avec ton Eee PC, tu ne pourrais pas trouver une explication au sujet de ce cycle de je ne sais plus quoi ?
– On ne reçoit pas le Wifi, ici. Attends je regarde dans ma copie de Wikipédia. Voyons voir, tu m’arrêtes quand ça te dit quelque chose : le cycle d’Ambre, le cycle d’Avalon, le cycle de la cruche (Kumbh)…
– On y est ! »

Après avoir déposé leurs bagages à l’hôtel, constatant que les dires du tireur de rickshaw étaient exacts, ils se décident à rejoindre le lieu-dit Sangam à pieds. Tout d’abord incommodés par l’atmosphère poussiéreuse des rues encombrées du centre-ville, ils errent ensuite dans de nouvelles rues non moins calmes mais plus respirables. Les marchandes de fruits et les attractions foraines se côtoient au bord des routes. Les deux amis se trouvent pris dans un embouteillage humain. Ils ne sont plus maîtres de leurs mouvements : des policiers nonchalants dirigent la foule.

À la croisée des chemins, ils sont impressionnés par la vision d’une immense dune que la courbe de la piste dévoile soudain devant eux. Plutôt que de prendre la route du temple du dieu-singe où des milliers de fidèles semblent affluer, ils décident de continuer tout droit afin de voir de plus près ces milliers de tentes situées sur le lit de la rivière sacrée et ces curieuses embarcations alignées qui semblent échouées en face du Fort.