« Dans un léger délire ouaté de petite fièvre, de celle qui ne vous cloue pas au lit, de celle qui vous donne juste cette vague impression que tout est un peu plus loin que d’habitude ; Dans un léger délire ouaté, donc, je comate… »
Cette image est extraite d’une photographie plus large, prise à Kharagpur lors d’une correspondance inopinée de trains. Viṣṇu est couché sur le serpent polycéphale Śeṣa, méditant entre deux ères cosmiques ; tantôt, de son nombril jaillira un lotus sur lequel Brahmā sera assis pour créer le monde. Lakṣmī masserait les pieds de son époux ; j’ignore qui serait la troisième divinité. Le serpent repose sur l’Océan cosmique ; l’interface est curieusement constituée d’un porteur et d’une drôle de créature animale. Mi-homme, mi-aigle, Garuḍa, la monture de Viṣṇu apparaît de part de l’autre. Dans les coins supérieurs, on distingue un disque et une conque, deux attributs de Viṣṇu.
